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8 avril 2016

Mon avis sur... Woodle Tree Adventures (PC)



Salut les p'tits loups ! Dépoussiérons un peu ce blog, voulez-vous ? J'ai comme l'envie de vous parler en quelques mots des découvertes que j'ai pu faire ces derniers temps en matière de jeux vidéo. Pas de gros décorticage en vue, de tests à rallonge ni de notes sur 20. Juste mon avis, comme il me vient, sur un jeu dont j'ai croisé la route. Bonne lecture !



Ce qu’il y a de bien avec les jeux vidéo, c’est que l’on peut incarner un peu tout et n’importe quoi. J’en avais d’ailleurs plus ou moins parlé il y a quelques temps. Tu veux jouer un ours ami avec un piaf ? Pas de problème. Tu préfères jouer une tranche de pain ? C’est possible aussi. Woodle Tree Adventures, son truc, c’est plutôt les troncs d’arbres. Après tout, pourquoi pas ? En faisant la promesse de proposer un jeu de plateformes tout mignon et coloré, le jeu de Chubby Pixel semble draguer autant les enfants que les adultes nostalgiques d’une époque où les héros originaux déambulaient dans des décors bariolés. Dans les faits, ce n’est pas tout à fait le bain de fraîcheur attendu, et je m’en vais vous expliquer pourquoi.


UN ARBRE,  PAS DE MOJO.

Woodle Tree Adventures nous propose donc d’incarner un charmant petit tronc d’arbre, à qui l’on a confié la délicate mission de rassembler des larmes de fée disséminées dans divers lieux qui sont autant de niveaux à explorer. Six, pour être exact, ce qui est loin de garantir une durée de vie béton. Notre petit héros, armé d’une feuille magique qui lui sert d’arme, et que l’on pourra upgrader, va donc devoir se frayer un chemin dans des décors naturels pas franchement enthousiasmants. D’une part, parce qu’ils tombent dans les poncifs du genre, rabâchés depuis des années : le monde de la forêt, celui de la plage, celui des montagnes enneigées… Mais le vrai défaut de ces décors, c’est qu’ils sont loin de flatter la rétine, et virent parfois au grand n’importe-quoi à peine texturisé. Le jeu a beau être l’œuvre d’un très petit studio (trois personnes au dernier recensement), il a parfois des airs de mini-projet de fin d’études, et pas forcément un bon. Gageons malgré tout que ses couleurs éclatantes et son ambiance tout à fait charmante séduiront les plus jeunes. Mais les pauvres déchanteront bien vite face à un autre aspect du jeu…


Notre petit rondin n’est en effet pas du genre à se laisser prendre en main, et les commandes font preuve d’une rigidité et d’une lenteur des plus frustrants. Les sauts, plus particulièrement, ne manqueront pas de vous donner des sueurs froides, tant ils sont lourdauds. Étant donné que la majeure partie des stages du jeu se déroulent au-dessus du vide, c’était un mécanisme à ne pas louper. Dommage ! Heureusement que les checkpoints, bien que bizarrement placés, sont plutôt nombreux. Le gameplay n’a donc rien de bien réjouissant, et c’est bien sur ce point que les plus jeunes risquent de tiquer. Les joueurs les plus aguerris, quant à eux, peineront à trouver du challenge, et surtout de l’originalité à ce petit platformer. On sent le jeu pétri de bonne volonté, mais aucun  aspect ne convainc entièrement. La bande-son par exemple, qui se veut enchanteresse et relaxante, tourne assez vite à la bouille auditive, et est proprement indigne d’un jeu sorti en 2014. Le contenu est quant à lui bien trop léger, puisqu’une heure suffira largement à voir tout ce qu’il y a à voir, pour peu que l’on s’en donne la peine.


Le pari que fait Woodle Tree Adventures de recréer les douces sensations éprouvées en jouant à Super Mario 64 ou Banjo-Kazooie fait donc long feu. Malgré son côté « mon premier jeu de plateformes » et son graphisme tout mignon, le jeu manque d’arguments, d’originalité, voire d’identité. Son tout petit prix ne devrait cependant pas décourager les parents gamers d’investir dans ce qui peut être un moment sympathique à passer avec sa progéniture (un mode 2 joueurs est dispo), mais les autres passeront leur chemin sans s’attrister sur le sort de cet adorable petit bout de bois.

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